Poème
Ils marchent cĂ´te Ă cĂ´te, deux souffles dans le mĂŞme vent,
deux étoiles qui ont choisi de voyager ensemble.
Entre eux, nul serment trop lourd :
seulement la douce évidence d’un cœur qui reconnaît un autre cœur.
ĂŠtre mari et femme,
c’est tresser sa vie à celle de l’autre,
comme deux branches qui se penchent l’une vers l’autre
et trouvent leur force dans l’union.
C’est apprendre chaque jour le langage silencieux des gestes,
c’est offrir un refuge de paix
lĂ oĂą le monde parfois chancelle.
Un regard suffit pour dire « je suis là »,
une main posée suffit à rallumer la lumière.
L’amour vrai ne retient pas : il accompagne.
Il ne possède pas : il enveloppe.
Il ne commande pas : il éclaire.
Il laisse grandir l’autre, comme l’arbre laisse monter le ciel dans ses branches.
Ils avancent ensemble,
parfois sur des routes douces,
parfois sur des chemins de pierres,
mais leurs pas se répondent,
leurs ombres se rejoignent,
leurs âmes se reconnaissent.
Et lorsque le soir tombe sur leur vie,
l’amour continue d’y poser sa lumière :
une flamme tranquille,
qui ne vacille pas,
parce qu’elle brûle dans un lieu sacré —
le cœur partagé de deux êtres
qui ont choisi de ne faire qu’un.
i.